La crise et l’allégorie chinoise

Mes amis (ies) savent que je me couche généralement assez tardivement. En effet, je profite toujours du calme de fin de soirée ou de début de nuit pour me mettre sur mon PC et parcourir la toile, pour lire les derniers articles de blogs ou de sites que je suis régulièrement. Je vous dirais d’ailleurs dans une prochain billet ce que je lis et comment je m’informe. Bien sur tout le monde parle de la crise économique et financière en France et dans le monde, mais qu’en est il localement, chez nous ? Non, je ne saute pas du coq à l’ane en vous parlant de cela, car je viens de lire il y a quelques instants un billet d’un blogueur que je respecte beaucoup dans sa catégorie - François Ziserman (blog traitant de e.commerce) qui m’a interpellé et m’a donné envie de vous le reproduire dans son intégralité :

“Je discutais avec Claire (qui souhaite rester anonyme) de la situation actuelle : la crise quoi.
Elle m’a raconté l’histoire suivante (l’allégorie chinoise donc) :

Un paysan a un âne.
L’âne tombe dans un puits.
Le paysan ne voit pas comment le sortir de là.
Il va dans sa ferme, et se couche.
L’âne braie, le plus fort qu’il peut, toute la nuit.
Les villageois, excédés, viennent au puits, et décident de “finir” l’âne, en lui lançant des pierres.
Mais voila, les pierres font remonter le fond puits, et l’âne sort !

Moralité ?
Et quel rapport avec la situation actuelle ?

Je ne vois pas, j’ai pas d’âne, pas de puits, pas de pierre et personne ne braie dans mes oreilles ;).

Bon, plus sérieusement, les pistes que ça m’a inspirées :

* On ne voit pas toujours la solution à un problème, même quand il y en a une ;
* Un groupe de personne peut, sans s’en rendre compte, faire du bien et améliorer la situation ;
* Les ânes n’ont pas le beau rôle : tomber dans le puis, braire toute la nuit, puis recevoir des pierres… Mais ils s’en sortent. Moralité ? On peut se mettre dans la “m…”, ne rien faire de très constructif pour s’en sortir, et s’en sortir quand même ;).
* Il faut parfois laisser les choses empirer pour s’en sortir.

Vous voyez autre chose, vous ?

Alors, dans la situation actuelle, ça vous inspire quoi ?”

Source François Ziserman

Bah, c’est vrai !! Qu’est ce que cela peut nous inspirer ? Bon cette fois ci, 00h45, je vais me coucher.

3 Réponses à “La crise et l’allégorie chinoise”

  1. on 26/01/2009 le 15:39 M@rcou-net

    A mon avis si on laisse empirer les choses sans rien faire, ça ne s’arrangera pas de sitôt!
    Comme on dit en Provence, et pour reprendre l’image de l’âne: “ce sera aussi long que d’essayer de tuer un âne à coup de figues !”.
    En revanche, si on fait un petit effort d’analyse, on observe que: cette crise, qui est au départ financière, a mis au grand jour les dérives et perversions du système bancaire et boursier avec l’avènement et le brusque déclin de l’argent virtuel, de la spéculation hasardeuse, et des placements miraculeux.
    Aujourd’hui, avec la réalité de la crise économique (refus des prêts, licenciements, chomage partiel, baisse du pouvoir d’achat….) elle touche aussi les entreprises et les salariés: c’est donc nous, les pions du système, qui commençons à en subir les conséquences et à en régler l’addition.
    Cette situation, à la fois inédite par son ampleur et son universalité doit nous amener à repenser complètement le système économique, en ce sens, cela peut aussi être une opportunité sans précédent !
    Est-ce que les dérives que l’on observe depuis longtemps sont inévitables ?
    Est-ce que notre salut, ne se trouve pas dans un système économique nouveau?, plus équilibré, qui permettrait de résoudre les équations suivantes:
    1- ne plus opposer “économie et écologie” ou comment assurer la croissance, en préservant la planète (le green-business, la décroissance…)
    2- ne plus opposer “économie et solidarité” ou comment mieux répartir les richesses de la croissance (commerce équitable, économie solidaire….)
    3- alléger la taxation du “travail” afin d’encourager les créations d’entreprises sources d’emplois (élargir le statut d’auto entrepreneur; mesures d’allègement fiscal et salarial)
    4- alourdir la taxation des revenus issus de la spéculation (taxe TOBIN sur les transactions monétaires…)
    5- arrêter la course au profit individuel en favorisant les structures plus équilibrées (coopératives, AMAP….)
    6- Aider et soutenir la création d’entreprises citoyennes, qui joueraient un véritable rôle social dans leur cercle d’influence (embauche de jeunes en difficulté, de quinquas sur la touche…tous les laissés pour compte de l’ancien système)
    7- Favoriser toute action associative facilitant la ré-insertion des sans-emplois…

    Bon, faut pas rêver, 7 équations ça fait un paquet d’inconnues !
    Sauf que dans le lot, il y a nombre de pistes qui sont déjà connues mais inexploitées, ou utilisées de façon isolée, en marge du système.
    Je ne suis pas un économiste averti, mais je suis convaincu que la solution passe de toute façon par plus d’équité: on ne peut pas indéfiniment avancer en continuant de creuser l’écart entre les plus riches et les plus pauvres, et surtout que les premiers continuent d’appauvrir les seconds !!
    Je nous souhaite bon courage, va y en avoir besoin.

  2. on 26/01/2009 le 19:32 BlogMotte

    Belle analyse Marc, tu vas bientôt rejoindre le clan des ‘tienoulabarbichette”. Mais avant que tout cela se concrétise à l’échelon local et que le monsieur tout le monde y trouve des solutions concrètes, il va y avoir de l’eau qui va couler sous les ponts ! Sans chercher des solutions, car effectivement tes 7 équations sont des orientations notables et respectables, je regarde et j’observe & je pense que dans un premier temps cette crise va multiplier les petits boulots qui vont être des compléments de salaires ou même peut être des salaires à part entière. Nombre d’émissions TV qui montrent des gens (femmes et hommes) qui font plusieurs jobs dans leur semaine pour arrondir leur fin de mois et même parfois, juste pour survivre. Le système D, le travail au noir et le troc (sur internet Leboncoin.fr, Ebay), vont se développer sans aucune mesure ce qui créera une économie parallèle forte et non maitrisable. Les français, inquiets par tout ce qui se passe, (car sincèrement, tout ceci les dépasse complètement) thésaurisent de plus en plus. L’argent ne circule plus, en tout cas beaucoup moins qu’avant. L’économie du pas “cher” est en train de se développer, les grandes surfaces alimentaires “low cost” explosent. L’économie est en train radicalement de changer. Cela se passe en ce moment, tout de suite !

  3. on 26/01/2009 le 22:31 M@rcou-net

    Tu as raison Bertrand, le changement c’est maintenant !
    “Yes, we can” comme dirait Obama, ou “No, week end”, comme dirait $arkozy !
    Entre les 2, je choisi Barack.
    Allez, je me barre aux US, vite fait !
    Un comble pour un anti-ricain primaire.

    Au fait, vous connaissez l’analyse de Berlusconi sur l’élection de Barack Obama ?
    “Il ne pouvait que gagner: il est jeune, beau et bronzé !!”
    Pauvres Italiens, ils sont mal barrés !

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