Les vins du nouveau monde
BlogMotte le 01/03/2009 à 4:28 | Classé sous : Floride, Vins & terroirs, Voyages
Apres avoir parcouru ma serie de blogs quotidiens, je fus ravi de voir aujourd’hui un article edite par Eric de ‘Presse Citron’ parlant des etiquettes des vins des pays anglo saxons.
Dernierement, j’ai fait ici, en Floride, pour ma famille, quelques achats dans un etablissement specialise dans les vins et les alcools, la chaine americaine ABC. Je le savais, mais rien n’a evolue depuis quelques annees, les vins francais n’occupent dans cette chaine qu’une petite partie des rayons, pourtant bien achalande en produits de toutes sortes. Je ne parle encore moins, des vins de Provence, qui doivent se battre en duel, j’en ai compte 4 en tout. Genial, non pour notre image ?
Effectivement, la demande du public, genere l’offre, mais ne sommes pas aussi attire par ces belles etiquettes (comme le montre les photos ci apres). En tout cas, moi je le suis. Ne connaissant pas tres bien les vins americains, Chiliens etc, je sens que si j’avais a acheter ou offir une bouteillede vin, (d’apres le budget que je m’etais fixe) mon achat sera automatiquement oriente par l’image de l’etiquette. Pas vous ? Et j’imagine que, inversement, les americains doivent raisonner de la meme maniere, avec les vins de Provence … et pourtant les etiquettes de chez nous presentent sur les vins chez ABC, ne sont pas particulierement attirantes, je peux vous le certifier. Alors comment voulez vous que l’on exporte notre vin ? Vous allez me dire que ce n’est pas l’emballage qui dicte la valeur du contenu, certes, encore faut il avoir goute avant. Si l’etiquette vend, et le contenu seduit, alors c’est parfait, ils reviendront a l’achat. C’est plus que certain, je commence a connaitre les americains ! Voici en tout cas ci apres quelques belles creations d’etiquettes, qui ne sont certainement, enfin, a mon gout peu exploitable pour nos vins, mais demontre tout de meme la creativite que peuvent developper certaines marques Anglo saxonnes pour mieux vendre, tel est la lecon a retenir de tout cela. A vos marques messieurs, dames. (Je sens que ma creativite graphique va me titiller, des mon retour en france)
Bertrand















Bonjour Bertrand mais un message pour Marc: du boulot en perspective, en plus aux Etats Unis; Faire connaitre nos vins de Provence pour les exporter. Une mission autre que de faire connaitre notre vin primeur. en espérant y gagner (pourquoi pas) la même renommée mondiale que le Beaujolais nouveau !!!
Salut à tous,
En vacances pendant quelques jours et sans connexion internet je n’avais plus de nouvelles de Blogmotte.
C’est bien agréable de voir toute ces nouveautés et cette activité débordante sur le blog !
Merci Bertrand pour ce témoignage de la vie quotidienne en Floride.
Pour le vin, c’est sur, ici on se tape sur le ventre, alors que les vins de Provence ne représentent à l’étranger qu’une infime part de marché.
Mais j’ai bon espoir que cela change: je lisais récemment que 40% du budget 2009 du Comité Interprofessionnel des Vins de Provence va être consacré à l’export, soit 1,3 M€!
A ce jour seulement 11 % de la production régionale est exportée.
Les axes prioritaires de ce développement sont : les US, le Royaume Uni, le Canada et le Japon qui représentent à ce jour seulement 27% de la partie déjà exportée et qui pourtant ont un fort potentiel de développement.
Il est vrai que la richesse et la qualité dont font preuve les américains dans le design des étiquettes représente vraisemblablement un avantage en terme de marketing, mais en France on applique sans doute encore le vieux proverbe: qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse !!
Bisettes à tous et spécial kisses au Ricainmottois.
Je vous rapporte une moquerie sur les buveurs d’étiquette de Jacques Dupont, le critique vin du magazine Le Point qui raconte dans son livre « Choses bues » (Éditions Grasset):
« Agacé par quelques sempiternels détesteurs de Beaujolais, il m’est arrivé de transvaser un cru de ce vignoble dans une bouteille de bourgogne. Une fois même le Beaujolais a pris la place d’un cru bourgeois de Saint-estèphe sans que la victime de mon crime s’en aperçoive. (…) Si j’ai passé un très bon moment a les écouter vanter les mérites de l’étiquette, je ne leur ai jamais révélé la véritable identité du vin qui se cachait derrière. »
Morale de l’histoire ; l’étiquette soit elle belle, elle ne fait pas le contenu du flacon
>Jaheb> Tu veux surement parler du pouvoir des étiquettes pompeuses qui sont réalisées en France dans les grandes régions vinicoles ?
Et tu as plus que raison !
Mais un tantinet de recherche artistique ou de design ou de style décalé redonnerait un coup de jeune à nos bouteilles !
J’ai dit de “jeune” et pas de “jeûne”, faut quand même pas pousser le bouchon trop loin !!