Jovialité et bonne humeur.
Etienne Atger le 06/02/2010 à 16:41 | Classé sous : Chroniques, Regards et réflexions sur ...
1 Thessaloniciens 5, 1-6 : « Soyez toujours joyeux.»
Tout le monde croise régulièrement des personnes résolument souriantes, avenantes et joviales et d’autres, ronchonnes, dont la communication se résume a parler de leur maux.
Le christianisme est associé à l’amour, la fidélité ( fidéi = foi), la compassion, la confiance, toutes vertus que Jésus enseigne et incarne. Et les Chrétiens y aspirent et s’y essayent, avec bien sur quelques difficultés de mise en pratique. « Aimez-vous les uns les autres, aimez vos ennemis » n’est pas aussi aisé a faire qu’a énoncer.
Il est une autre vertu chrétienne plus difficilement associée au christianisme, c’est cette jovialité ou cette bonne humeur. Ces vertus ne sont pas réservées aux seuls chrétiens, bien entendu, mais la jovialité est une leçon d’Evangile.
Le christianisme, prenant naissance le dimanche de Pâques, sonne le glas de la mort et il est un pied de nez à nos peurs, à nos aliénations intérieures, a nos limites. Il est libérateur du poids de nos échecs.
Le Christianisme est la religion de l’homme debout, la réalité d’une humanité aimée de Dieu, sauvée du médiocre et de l’insignifiance et continuellement attirée vers une libération, une espérance.
Selon la formule, « un chrétien triste est un triste chrétien », l’Evangile est un appel à être heureux en dépit du malheur. C’est un optimisme et la jovialité est la plus belle des manières d’être chrétien. C’est voir au delà des apparences, résister à la facilité de la critique et au déni, c’est dire oui à la vie, un oui franc qui fait chavirer nos froideurs, nos aigreurs et nos amertumes.
Être jovial, c’est faire comme si ni le mal, ni les échecs, ni la souffrance, ni la désolation, ni la laideur, ni le médiocre tant répandu ne pouvaient entamer la dynamique vivifiante de la vie.
La jovialité, c’est respirer l’existence, la rendre pétillante, plus légère, insouciante.
Selon Calvin, « la foi chrétienne se révèle dans l’insouciance de soi », quand tous nos actes et toutes nos pensées sont tournés vers notre prochain et que notre avenir ne dépend plus de nous mais de la confiance que nous plaçons en Dieu en lâchant prise et en le laissant agir en nous.
Qui de vous, par un quelconque de ses actes peut prétendre avoir rallongé sa vie d’une seule minute ?
Sa durée ne vous appartient pas.
Qohelet 9, 12 : « L’homme ne connaît pas non plus son heure, pareil aux poissons qui sont pris au filet fatal, et aux oiseaux qui sont pris au piège; comme eux, les fils de l’homme sont enlacés au temps du malheur, lorsqu’il tombe sur eux tout à coup. »
Souriez donc et vivez dans une saine jovialité.
Fraternités a tous
Etienne Atger